CPi - Création d'un produit innovant

Apprendre l’anglais facilement grâce à O’tello et Guillaume Dupuy

Comme tout le monde, j’ai déjà essayé d’apprendre l’anglais en regardant des séries. Et, comme tout le monde, je me suis plus donné bonne conscience qu’autre chose. Sans doute, ai-je fait mes études trop tôt : Guillaume Dupuy, CPi alumni, propose désormais une solution innovante.

Guillaume

Guillaume est un ancien centralien, étudiant au sein du programme CPi en 2008 sur un projet musique pour Mobile pour Orange. Il a ensuite effectué un an d’échange en MS&E (Management Science & Engineering) à Stanford, a travaillé un an dans l’énergie solaire chez Canopy, puis un an dans la start-up Yseop, logiciel d’intelligence artificielle de nouvelle génération qui dialogue en français/anglais/allemand.

Agé de 24 ans, il a lancé il y a plus d’un mois la version beta d’O’tello disponible via sa page Facebook. Il réussit ainsi l’impossible chez la plupart des jeunes : apprendre l’anglais en s’amusant.

Son projet

Le plus simple pour comprendre O’tello est de faire comme moi : essayer. Après une rapide inscription, O’tello vous demande deux informations : votre score, si vous l’avez, dans l’un des tests standards (TOEIC, TOEFL, IELTS, CEFR) et vos habitudes avec les séries (VO, VOST, VOSTFR, VO).

Ensuite le site programme les sous-titres de la série suivant votre niveau : il sélectionne les éléments de dialogue en fonction de leur difficulté et choisit de les afficher en français (sous-titres difficiles), en anglais (difficulté intermédiaire) ou sans aucun sous-titre (tirades faciles). Voici ce que me propose la version beta pour mon niveau :

O'tello

O

Tous les sous-titres anglais sont interactifs : cliquer sur un mot affiche sa définition, prononciation, etc. En bonus, le site offre des informations culturelles et sur la bande originale tout au long de la vidéo.

Guillaume, O’tello et le CPi

Pour faire aboutir son projet, Guillaume a procédé à la manière des lean start-ups américaineson prototype vite, et on n’attend pas d’avoir un produit mûr pour tester ses hypothèses de marché. Pas le temps, par exemple, de s’attarder sur la signature de contrats avec les majors : trop risqué, trop complexe, et surtout chronophage. Pour sa beta publique, o’tello s’appuiera donc sur le catalogue de vidéos de YouTube. C’est moins sexy, mais c’est légal et permet de valider au plus tôt les aspects fonctionnels de l’offre. Une leçon qu’on retrouve au CPi : il faut valider le concept fonctionnel avant tout.

Pour la suite, plusieurs options sont ouvertes. La signature d’un accord de contenu en est une, mais o’tello pourrait aussi tenter de se placer au dessus de catalogues existants. Youtube vient tout juste de sortir son offre payante VOD (vidéo à la demande) : dans une industrie traditionnellement tenue par des poids lourds média peu ouverts à une culture d’ouverture, l’entrée du « API-friendly » Google est plutôt bon signe…